Rôle du Projet SUPORT

Les PME sont importantes pour l’Europe. Ces entreprises représentent une part considérable de l’expérience professionnelle au niveau européen et de l’activité économique. Par ailleurs, les PME apportent une forte contribution au dynamisme et aux résultats innovateurs d’une économie, renforçant ainsi la croissance économique en particulier à moyen et long terme. L’économie marchande non financière de la Communauté européenne représente plus de 20 millions d’entreprises, dont plus de 99% sont des PME. Entre 2002 et 2007, le nombre de PME a augmenté de plus de 2 millions et le nombre de grandes entreprises seulement de 2 000. De ce point de vue, les PME ont contribué de façon significative à l’augmentation de l’emploi au sein de la Communauté européenne.

Comme le sous-entend ce qui a été appelé le paradoxe européen, les investissements dans la connaissance (capital humain, recherche & développement, universités et créativité) ne sont pas la panacée pour remédier à une croissance économique stagnante et à un taux de chômage de plus en plus élevé. Il vaut mieux trouver des systèmes pour s’assurer que de tels investissements coûteux dans de nouvelles connaissances, constituant la base de la croissance économique dans une économie mondialisée, submergent en fait  la commercialisation et l’activité innovante. En servant d’intermédiaire clé pour l’expansion de la connaissance, les PME constituent un lien important pour la croissance économique.

La Communication de la Commission en 2006 “Faire réussir le projet de modernisation pour les universités : formation, recherche et innovation” contient un élément clé, à savoir que les universités devraient développer des partenariats structurés avec le monde de l’entreprise afin de ”devenir des acteurs importants dans l’économie, capables de répondre mieux et plus vite aux impératifs du marché et de développer des partenariats pour l’exploitation des connaissances scientifiques et technologiques”. Cette position est confortée par l’enquête annuelle commerciale menée en 2008 par le LCEB, soulignant que l’accès aux nouvelles technologies et leur coût étaient l’obstacle majeur auquel étaient confrontées les PME en améliorant la mise au point de leurs produits et les méthodes de production.